La seule sagesse à la portée des pauvres humains, c'est d'extravaguer sur leurs propres folies.
On gagne plus par l'amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l'effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
L'ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi.
Conversation et éloquence ne sont guère synonymes; parler et bien parler sont deux choses.
O santé! santé! bénédiction des riches! richesse des pauvres! qui peut t'acquérir à un prix trop élevé, puisqu'il n'y a pas de joie en ce monde sans toi?
Les vices sont comme les bestiaux, qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
Le mariage est une loterie.
L'humour est un monstre à façons de gentilhomme, né d'un caprice tout particulier à ce temps-ci, dont la mère est l'affectation, et qui se nourrit d'impertinences.
L'humeur n'est rien si on ne la nourrit pas. N'as-tu jamais entendu cette phrase: Je nourris mon humour?
C'est l'amour et la beauté qui font les poètes; et puisque vous aimez tant les poètes, votre amour et vos beautés en feront un de moi.
Hélas! il n'y a pas d'amoureux plaisirs qui soient durables.
La seule sagesse que les pauvres humains puissent avoir, c'est d'extravaguer sur leurs propres folies.
Je suis fou d'amour; il n'y a point d'esprit sous le ciel en proie à une illusion pareille; ah! puissé-je mourir avant que la raison ne me ramène à la vie!
On gagne plus par l'amitié et la modération que par la crainte. La violence peut avoir de l'effet sur les natures serviles, mais non sur les esprits indépendants.
Les vices sont comme les bestiaux qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
On gagne plus par l'amitié et la modération que par la crainte. La violence peut avoir de l'effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
Pour moi, je remercie le ciel de n'avoir pas été de ceux qui voyagent avec leurs fils avant qu'ils n'aient seize ans, pour leur montrer les courtisanes de Venise, ou qui enseignent à leur enfant subtil, âgé de douze ans, la grammaire de l'escroquerie.
Œuvres de Ben Jonson
Chaque homme a son humeurChaque homme a son humeur (1598)Chaque homme à son humeur (1598), I, 1, KnowellChaque homme à son humeur (1598), II, 3, KnowellDécouvertesLe méchant poète (1601)The Poetasters, IV, 6VolponeVolpone (1606), V, 8Volpone, II, 1