Ce dessin m'a pris cinq minutes, mais j'ai mis soixante ans pour y arriver.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
La douleur passe, la beauté reste.
Un matin, l'un de nous manquant de noir, se servit de bleu: l'impressionnisme était né.
Vous arrivez devant la nature avec des théories, la nature flanque tout par terre.
Aujourd'hui, nous avons tous du génie, c'est entendu; mais ce qui est sûr, c'est que nous ne savons plus dessiner une main, et que nous ignorons tout de notre métier.
Nadar, ce faux peintre, ce faux poète, ce photographe.
Sans lui, j'aurais renoncé.
Un sein, c'est rond, c'est chaud. Si Dieu n'avait créé la gorge de la femme, je ne sais si j'aurais été peintre.
Ce que j'aime, c'est la peau, une peau de jeune fille, rosée et laissant deviner une heureuse circulation. Ce que j'aime surtout, c'est la sérénité.
La peinture n'est pas de la rêvasserie. C'est d'abord un métier manuel et il faut le faire en bon ouvrier.
L'inconvénient de l'Italie, c'est que c'est trop beau. Pourquoi peindre quand on a tant de plaisir à regarder?
Œuvres de Auguste Renoir