Auteur

Antonio Gramsci

Je suis pessimiste par l'intelligence, mais optimiste par la volonté. Je pense, en toute circonstance, à la pire hypothèse, pour mettre en branle toutes mes réserves de volonté et être capable d'abattre l'obstacle. Je ne me suis jamais fait d'illusions et n'ai jamais eu de désillusions. En particulier je me suis toujours armé d'une patience illimitée, non passive, inerte, mais animée de persévérance.
Plus l'histoire d'un pays est ancienne, plus nombreuses et pesantes sont ces couches stratifiées de paresseux et de parasites qui vivent du «patrimoine des ancêtres», de ces retraités de l'histoire économique.
Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir.
Le malheur a habituellement deux effets: souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et, non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres.
Avoir le pessimisme de l'intelligence et l'optimisme de la volonté.
Je suis pessimiste par l'intelligence, mais optimiste par la volonté.
La conception socialiste du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d'ordre : Pessimisme de l'intelligence, optimisme de la volonté.
La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés.
Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres

Œuvres de Antonio Gramsci

Cahiers de prison (1983)Cahiers de prison (1983), Lettre à son frère Carlo écrite en prison, 19 décembre 1929Discours aux anarchistes, dans l'Ordine Nuovo numéro 3, 10 avril 1920Lettres de prison (1947)Notes sur Machiavel