Auteur

Alexandre Dumas fils

Elle reconnaît tout de suite, dans ce sourire, l'hommage spontané rendu à la jeunesse et à la beauté, et elle ne peut s'empêcher de sourire à son tour: les femmes devinent si vite les hommes qui les aiment! et l'âge n'y fait rien!
Eternelle profanation de l'amour! autant dire à une femme qu'on la méprise, que de lui dire qu'on l'aime de la sorte. Aimer avec le soupçon au fond de l'âme, pourquoi ne pas haïr tout de suite?
Elle devient un obstacle à tout, elle ne permet ni la famille, ni l'ambition, ces secondes et dernières amours de l'homme.
L'argent est l'argent, quelles que soient les mains où il se trouve. C'est la seule puissance que l'on ne discute jamais.
L'important, c'est d'aimer, de se sentir vivre et de donner la vie à d'autres êtres, fictifs ou réels. L'amour, quel qu'il soit, est le premier élément de l'art; c'est son air vital.
Il n'y a pas un être civilisé qui, en se levant le matin, ne reconnaisse la souveraineté de l'argent, sans lequel il n'aurait ni le toit qui l'abrite, ni le lit où il se couche, ni le pain qu'il mange...
Je dis seulement qu'il a toujours du bonheur au jeu, et on n'a pas toujours du bonheur comme on a du ventre, sans le faire exprès.
Le coeur est encore l'étoffe qui se déchire le plus facilement.
Cela paraîtra peut-être ridicule à bien des gens, mais j'ai une indulgence inépuisable pour les courtisanes, et je ne me donne même pas la peine de discuter cette indulgence.
Le mal n'est qu'une vanité, ayons l'orgueil du bien.
Les efforts de tous les hommes intelligents tendent au même but, et toutes les grandes volontés s'attellent au même principe: soyons bons, soyons jeunes, soyons vrais!
Que de routes prend et que de raison se donne le coeur pour en arriver à ce qu'il veut!
Si je me soignais, je mourais. Ce qui me soutient, c'est la vie fiévreuse que je mène. Puis, se soigner, c'est bon pour les femmes du monde qui ont une famille et des amis.
On se fait souvent une joie d'un enfantillage, et il est méchant de détruire cette joie quand, en la laissant subsister, on peut rendre plus heureux encore celui qui la trouve.
Mon avis est qu'on ne peut créer des personnages que lorsque l'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Le mal n'est qu'une vanité, ayons l'orgueil du bien, et surtout ne désespérons pas.
L'enfant est petit, et il renferme l'homme; le cerveau est étroit, et il abrite la pensée; l'oeil n'est qu'un point, et il embrasse des lieues.
On a toujours associé la campagne à l'amour et l'on a bien fait: rien n'encadre la femme que l'on aime comme le ciel bleu, les senteurs, les fleurs, les brises, la solitude resplendissante des champs ou des bois.
Si fort que l'on aime une femme, quelque confiance que l'on ait en elle, quelque certitude sur l'avenir que vous donne son passé, on est toujours plus ou moins jaloux.
A côté de la vie idéale, il y a la vie matérielle, et les résolutions les plus chastes sont retenues à terre par des fils ridicules, mais de fer, et que l'on ne brise pas facilement.
Quand l'existence a contracté une habitude comme, celle de cet amour, il semble impossible que cette habitude se rompe sans briser en même temps tous les autres ressorts de la vie.
Malheureusement, la passion mauvaise dominait en moi, et je ne cherchai qu'un moyen de torturer cette pauvre créature. Oh ! l'homme est bien petit et bien vil quand l'une de ses étroites passions est blessée.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
N'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut: c'est un bon serviteur, et un mauvais maître.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots: savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots: savoir agir.

Œuvres de Alexandre Dumas fils

A propos de Sarah Bernhardt.Cité par Léon Treich dans L'Esprit d'Alexandre Dumas.DeniseDiane de Lys (1851)Ilka par Alexandre Dumas FilsL'Affaire Clemenceau, Mémoire de l'accusé (1866)L'Ami des femmes (1864)L'Ami des femmes (1864), III, 1L'Etrangère (1876)L'Homme-Femme (1872)L'ami des femmesL'ami des femmes, I, 5, Madame Leverdet puis de RyonsLa Dame aux Camélias (1848)La Dame aux Camélias (1848), ILa Dame aux Camélias (1848), IIILa Dame aux Camélias (1848), XIIILa Jeunesse de Louis XVI (1874)La Question d'argentLa Question d'argent (1857)La Question d'argent (1857), I, 5, Jean