Celui à qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres.
Auteur
Albert Schweitzer
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Il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous.
Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie: la musique et les chats.
L'humanité consiste dans le fait qu'aucun homme n'est sacrifié à un objectif.
La pensée qui est parvenue à la véritable profondeur est humble. Sa seule préoccupation est que la flamme qu'elle entretient brûle du feu le plus ardent et le plus pur, et non de savoir jusqu'où pénètre sa vérité.
Le nationalisme, c'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse.
Qu'est-ce que le nationalisme? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du monde.
S'unir à l'essence universelle, se fondre en Dieu, c'est aboutir à une détermination passive de l'existence humaine, c'est se perdre dans l'océan de l'infini.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul: le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
Toute pensée qui pénètre en profondeur s'achève en un mysticisme moral.
Il ne faut jamais lancer contre des adversaires des bruits non fondés, ou leur prêter des intentions, car l'adversaire est, comme quiconque, un hôte de l'esprit.
La vérité n'a pas d'heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu'elle nous paraît inopportune.
Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.
De quelque côté qu'un homme se tourne, il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.
La pensée qui est parvenue à la véritable profondeur est humble. Sa seule préoccupation est que la flamme de vérité qu'elle entretient brûle du feu le plus ardent et le plus pur, et non de savoir jusqu'où pénètre sa vérité.
L'idée fondamentale du bien est donc qu'il consiste à préserver la vie, à la favoriser, à vouloir la porter à sa plus haute valeur, et que le mal consiste à anéantir la vie, la léser, l'entraver dans son épanouissement.
Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. Chaque jour et à chaque heure cette conviction m'accompagne. Le bien, c'est de maintenir et de favoriser la vie; le mal, c'est de détruire la vie et de l'entraver.
Chaque fois que je suis sur le point d'abîmer une vie quelconque, il faut que je me pose clairement la question de savoir si c'est nécessaire. Jamais je ne devrai m'autoriser à aller au-delà de l'indispensable, même dans des cas apparemment insignifiants.
L'âme de l'artiste est un tout complexe où se mélangent en proportions infiniment variables les dons du poète, du peintre, du musicien.
Celui qui, devant un tableau représentant un paysage de bruyère, n'entend pas la vague musique du bourdonnement des abeilles, ne sait pas voir, de même que celui pour lequel la musique n'évoque aucune vision, ne sait pas entendre.
Lorsqu'on me demande si je suis pessimiste ou optimiste, je réponds qu'en moi la connaissance est pessimiste, mais le vouloir et l'espoir sont optimistes.
Œuvres de Albert Schweitzer
A l'orée de la forêt viergeAu père Dominique Pire (1959)Communication faite à l'Académie des Sciences Morales et Politiques, 20 octobre 1952.Culture et moraleDécadence et renaissance de la cultureJean-Sébastien Bach, Le musicien-poète (1905)La Mystique de l'apôtre Paul (1962)La civilisation et l'éthique (1976)Les Grands penseurs de l'IndeLes grands penseurs de l'Inde (1936)Ma vie et ma pensée (1960)À l'orée de la forêt vierge