Auteur

Albert Jacquard

La liberté n'est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s'imposeront à tous.
Tout pouvoir est provisoire; celui qui l'exerce doit savoir qu'il aura un jour à rendre des comptes.
On ne peut mesurer que ce qui est unidimensionnel.
... le péché fondamental des religions: faire des adeptes qui ne posent plus de questions. L'attitude scientifique est exactement à l'opposé.
Les religions devraient solennellement proclamer que toute guerre en leur nom constitue véritablement un blasphème.
L'objet de l'enseignement devrait être de susciter le goût pour la réflexion personnelle plus que de ratiociner, avec parfois une certaine cuistrerie, sur les théories des multiples écoles philosophiques.
Vivre, pour un être humain, ce n'est pas seulement laisser agir les métabolismes que déroule notre organisme, c'est profiter de la conscience que nous avons d'être pour devenir une personne.
Plus nous sentons le besoin d'agir, plus nous devons nous efforcer à la réflexion. Plus nous sommes tentés par le confort de la méditation, plus nous devons nous lancer dans l'action.
... nous ne voyons pas le monde avec nos yeux, nous le voyons avec nos concepts.
Il ne s'agit pas, pour vivre de croire, mais d'adhérer à un programme de vie, individuel ou collectif.
Le véritable remède contre le chômage est qu'il n'y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.
La vérité ne se possède pas, elle se cherche.
Oublions le mot «vérité», privilégions le mot «authenticité».
Utiliser les maths comme outil de sélection est décidément une aberration. Sur quoi sélectionner alors? direz-vous. La vraie question est: Pourquoi sélectionner? Et je ne connais pas la réponse.
Nous nous rêverons peut-être parfaits et dévêtus comme dans le ciel ces grands ermites pris au piège de leur lumière, mais comment cacher le peu de part que nous avons aux desseins de l'amour.
Réfraction, gravitation, il existe des lois qui nous font penser que le monde est cohérent.
Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche.
Ils (les jeunes) sont à l'âge où la société devrait les accueillir à bras ouverts; or elle se présente face à eux comme une forteresse bouclée, cadenassée ...
La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d'ADN. Il n'y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n'est qu'une question de degré de complexité.
En imaginant demain, ce qu'apparemment aucun animal ne sait faire, nous avons donné valeur au présent.
L'intolérance, auto défense du faible ou de l'imbécile, est certes une marque d'infantilisme, mais la tolérance, concession accordée par le puissant sur de lui, d'autres pas sont nécessaires qui aboutissent à «l'amour des différences».
Celui qui tolère, se sent bon de tolérer, celui qui est toléré se sent doublement méprisé pour le contenu de ce qu'il représente ou de ce qu'il professe et pour son incapacité à l'imposer.
L'autre est différent, certes. Il ne s'agit pas de nier cette différence, ou de prétendre l'oublier, mais d'en tirer parti. Car la vie se nourrit de différences; l'uniformité mène à la mort.
L'autre me vaut, j'ai à lui dire merci.
Tout homme a droit à une vie qui lui permette de se construire.

Œuvres de Albert Jacquard

Abécédaire de l'ambiguïté de Z à AAbécédaire de l'ambiguïté de Z à A (1989)Au péril de la science ? (1982)Conférence à Laval, 4 novembre 2008De l'angoisse à l'espoir (2002)Eloge de la différence : la génétique et les hommes (1978)Extrait d'une conférence du 10 avril 2001Extrait d'une conférence en juillet 2004J'accuse l'économie triomphante (1996)L'Equation du nénuphar : les plaisirs de la science (1998)L'éloge de la différenceLe compte à rebours a-t-il commencé? (2009)Lors d'une conférence le 10 avril 2001.Maif infos juillet 2004, rencontre avec Albert Jacquard « L’autre me vaut, j’ai à lui dire merci », p. 14-15.Mon utopie (2006)Petite philosophie à l'usage des non philosophes (1997)Petite philosophie à l'usage des non-philosophesPetite philosophie à l'usage des non-philosophes (1997)Voici le temps du monde fini