Auteur

Adam Smith

Apprenons donc ici-bas ces choses dont la connaissance puisse continuer dans le ciel.
On n'a jamais vu de chien faire, de propos délibéré, l'échange d'un os avec un autre chien.
La haine et la colère sont le plus grand poison du bonheur d'un bon esprit.
Le prix réel de chaque chose, ce que chaque chose coûte réellement à celui qui veut se la procurer, c'est le travail et la peine qu'il doit s'imposer pour l'obtenir.
Ce qu'on achète avec de l'argent ou des marchandises est acheté par du travail, aussi bien que ce que nous acquérons à la sueur de notre front. Cet argent et ces marchandises nous épargnent, dans le fait, cette fatigue.
L'homme qui passe toute sa vie à accomplir un petit nombre d'opérations simples devient généralement aussi bête et ignorant qu'une créature humaine peut le devenir.
C'est une main invisible qui conduit l'individu.
Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu'ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.
Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable.
La philosophie, en exposant les chaînes invisibles qui lient tous ces objets isolés, s'efforce de mettre l'ordre dans ce chaos d'apparences discordantes, d'apaiser le tumulte de l'imagination, et de lui rendre, en s'occupant des grandes révolutions de l'univers, ce calme et cette tranquillité qui lui plaisent et qui sont assortis à sa nature.
Dans le système de la liberté naturelle , le souverain n'a que trois devoirs à remplir; trois devoirs d'une haute importance, mais clairs, simples et à la portée d'une intelligence ordinaire. Le premier, c'est le devoir de défendre la société de tout acte de violence ou d'invasion de la part des autres sociétés indépendantes. Le deuxième, c'est le devoir de protéger autant qu'il est possible chaque membre de la société contre l'injustice ou l'oppression de tout autre membre, ou bien le devoir d'établir une administration exacte de la justice. Et le troisième, c'est le devoir d'ériger et d'entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l'intérêt privé d'un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n'en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoiqu'à l'égard d'une grande société ce profit fasse beaucoup plus que rembourser les dépenses.

Œuvres de Adam Smith

Adam Smith, Histoire de l’AstronomieEssai sur la Richesse , Gallimard 1976, p352La Richesse des NationsRecherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)Théorie des Sentiments Moraux (1759)