Je sais aujourd'hui que la souffrance des mères qui mettent fin à leur vie est plus grande que l'amour qu'elles ont pour leurs enfants. J'ai eu de la chance. L'amour pour mes enfants était plus grand que ma souffrance.
Une main vide est une main sale.
On ne reconnait que ce que l'on connait déjà intérieurement, sans le savoir peut-être. Connaître, c'est «naitre avec».
J'aurais tant aimé que quelqu'un me prévienne de la vie.
J'apprendrai à gérer la perte, la dégénérescence, la déchéance, la dégradation, la détérioration, le naufrage. Je gère le pourrissement, le délabrement, les dégâts, la perte. J'apprendrai. J'apprendrai.
Dans ma famille, on ne vieillit pas, on meurt. Grands-parents, tantes, oncles, père, mère, plus personne pour m'apprendre les lois de la vie.
Je ne sais pas pourquoi l'amour qu'on n'a pas devient plus important que l'amour qu'on a.
Reçois l'inconnu à la mesure de ses vêtements et dis-lui adieu à la mesure de son intelligence.
N'enseigne pas à ton enfant, le destin s'en charge.
La bonté se place au-dessus de la générosité parce qu'elle n'a rien à voir avec les convenances.
Chacun sème son verger avec sa propre intelligence.
Œuvres de Abla Farhoud