Au printemps, c’est dans les bois nus Qu’un jour nous nous sommes connus. Les bourgeons poussaient vapeur verte. L’amour fut une découverte. Grâce aux lilas, grâce aux muguets, De rêveurs nous devînmes gais. Sous la glycine et le cytise, Tous deux seuls, que faut-il qu’on dise ? Nous n’aurions rien dit, réséda, Sans ton parfum qui nous aida.

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Je n'ai d'argent qu'en mes cheveux.
Car le Beau - Que je rêve, avant le tombeau, - M'aura fait des heures sereines.
Et l'on songerait, parmi ces parfums - De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs, - De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs, - Aux pays lointains, aux siècles défunts.
J'ai voulu tout voir, tout avoir. Je me suis trop hâté de vivre.
Les mots morts, les nombres austères - Laissaient mes espoirs engourdis.
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