Vous me laissez là, - Dans ma vie amère; - Vous me laissez là, - Et Dieu voit cela!
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Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes - C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
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À lire aussi de Marceline Desbordes-Valmore
Maison de la naissance, ô nid, doux coin du monde! O premier univers où nos pas ont tourné!
Au rivage, où jamais n'aborda l'Espérance, - Il cherche, mais en vain, quelque fruit savoureux.
Vis-à-vis la mienne - Une chaise attend: - Elle fut la sienne, - La nôtre un instant; - D'un ruban signée - Cette chaise est là, - Toute résignée, - Comme me voilà!
Il brisa son image en déchirant mon coeur. - Me rapporterait-il ma douce imprévoyance, - Et le prisme charmant de l'inexpérience?
Dans la même œuvre
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. - Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. - J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, - Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. - N'écris pas !
N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes. - Ne demande qu'à Dieu... Qu'à toi, si je t'aimais ! - Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes, - C'est entendre le ciel sans y monter jamais. - N'écris pas !
N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ; - Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent. - Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire. - Une chère écriture est un portrait vivant. - N'écris pas !