Je suis vieux, et les vieux sont routiniers, ils n'aiment pas les nouveautés. C'est parce qu'ils pensent toujours que les choses vont empirer au lieu de s'améliorer : au fil des ans, leur organisme le leur a appris.
❧
Arrêter de mettre partout des balises mentales inutiles. Si on suit son instinct, on ne se trompe jamais. Chaque année, des oiseaux migrent sans savoir pourquoi. Eh bien voilà, nous devrions en faire autant, bouger tout le temps, sans trop nous poser de questions.
◆
À lire aussi de Lorenzo Marone
On n'apprend jamais à affronter une souffrance, on vit, un point c'est tout.
Essayez un peu de fouiller dans l'existence d'autrui, d'explorer les désirs jamais réalisés, les regrets, les manques, les erreurs. Il est une chose que vous ne trouverez jamais : les enfants.
Quelquefois, c'est vrai, les rêves frappent à votre porte, mais seulement si vous avez pris la peine de les inviter.
L'être humain est passé maître dans l'art de tourner à vide à tout prix plutôt que d'atteindre l'objectif qui le terrorise.
Dans la même œuvre
On passe son existence à croire qu'un jour tous nos espoirs se réaliseront, sauf à s'apercevoir ensuite que la vie est bien moins romantique qu'on ne le pense. Quelques fois, c'est vrai, les rêves frappent à notre porte, mais seulement si vous avez pris la peine de les inviter. Sinon, vous pouvez être sûr de passer votre soirée tout seul.
En vieillissant, on comprend que bien peu de choses méritent qu'on se fasse de la bile à cause d'elles : la trahison et le mépris de sa famille en font partie de plein droit.
On peut dire ce qu'on veut, la colère est une sorte d'excrément pour l'organisme : un déchet inutile qu'il faut expulser
Le soupçon est la dernière étape de la déchirure d'une relation : quand il apparaît, les pertes sont d'ores et déjà considérables.
Ce que nous sommes disparaît en même temps que notre corps, ce que nous avons été, en revanche, demeure conservé en la personne de nos proches.