Je suis vieux, et les vieux sont routiniers, ils n'aiment pas les nouveautés. C'est parce qu'ils pensent toujours que les choses vont empirer au lieu de s'améliorer : au fil des ans, leur organisme le leur a appris.

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Avec le temps, l'amour s'estompe, comme les couleurs d'une vieille photo ; mais par bonheur il reste les contours pour vous rappeler l'instant éphémère.
On croit n'avoir besoin de personne jusqu'au moment où on s'aperçoit que plus personne n'est là.
On n'apprend jamais à affronter une souffrance, on vit, un point c'est tout.
On ne s'habitue à rien,on renonce à changer les choses. Ce n'est pas pareil.
L'être humain est passé maître dans l'art de tourner à vide à tout prix plutôt que d'atteindre l'objectif qui le terrorise.
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Dans la même œuvre

On passe son existence à croire qu'un jour tous nos espoirs se réaliseront, sauf à s'apercevoir ensuite que la vie est bien moins romantique qu'on ne le pense. Quelques fois, c'est vrai, les rêves frappent à notre porte, mais seulement si vous avez pris la peine de les inviter. Sinon, vous pouvez être sûr de passer votre soirée tout seul.
En vieillissant, on comprend que bien peu de choses méritent qu'on se fasse de la bile à cause d'elles : la trahison et le mépris de sa famille en font partie de plein droit.
On peut dire ce qu'on veut, la colère est une sorte d'excrément pour l'organisme : un déchet inutile qu'il faut expulser
Le soupçon est la dernière étape de la déchirure d'une relation : quand il apparaît, les pertes sont d'ores et déjà considérables.
Ce que nous sommes disparaît en même temps que notre corps, ce que nous avons été, en revanche, demeure conservé en la personne de nos proches.