Antoine de Caunes : Vous aviez un commentaire très violent sur le Coran en 2001, que l'islam était la religion la plus con du monde. Je voudrais savoir qu'est-ce qui vous a fait bouger...

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Patrick Cohen : L'islam, vous ne le voyez plus comme la religion la plus con du monde ? - \r\nMichel Houellebecq : Non, tout compte fait, disons qu'après lecture approfondie du Coran, je suis sûr qu'on peut négocier en fait. Je veux dire, la position normale d'un lecteur du Coran en fait quelqu'un avec qui on peut négocier. Bon, le problème c'est que c'est toujours qu'il y a une marge d'interprétation. Effectivement, en prenant une sourate, en l'exploitant à fond, en en éliminant cinq autres, on peut aboutir à un djihadiste. Il faut vraiment une sérieuse dose de malhonnêteté pour le lire le Coran et aboutir à ça, mais c'est possible.
La moitié de mes amis sont juifs, et je pense qu'il en aurait été de même à l'époque, parce que les juifs sont plus intelligents et plus intéressants que la moyenne. Je ne sais pas à quoi c'est dû, mais c'est comme ça.
L'amour chez l'homme est donc une fin, un accomplissement, et non pas, comme chez la femme, un début, une naissance.
C'est probablement ça, la vieillesse: les réactions émotionnelles s'émoussent, on garde peu de rancunes et on garde peu de joies; on s'intéresse surtout aux fonctionnement des organes, à leur équilibre précaire.
La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre.
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