Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu'on crève avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l'urée plein les artères.

À lire aussi de Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline

Lâche ou courageux, cela ne veut pas dire grand-chose. Lapin ici, héros là-bas, c'est le même homme, il ne pense pas plus ici que là-bas.
Mon sentiment c'était comme une maison où on ne va qu'aux vacances. C'est à peine habitable. Et puis aussi c'est exigeant un agonique. Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu'on crève, avec les derniers hoquets faut jouir.
On ne peut pas se retrouver pendant qu'on est dans la vie. Y a trop de couleurs qui vous distraient et trop de gens qui bougent autour. On ne se retrouve qu'au silence, quand il est trop tard, comme les morts.
Le cuistot sort de sa cambuse. Il lance à bouffer aux oiseaux râleurs une énorme écuelle.
Après tout, pourquoi n'y aurait-il pas autant d'art possible dans la laideur que dans la beauté? C'est un genre à cultiver voilà tout.
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Dans la même œuvre

C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours.
Faire confiance aux hommes, c'est déjà se faire tuer un peu.
Il y a trop de choses à comprendre en même temps.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant.
La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi.