J'ai choisi la peinture parce qu'elle m'était autant nécessaire que la nourriture. Elle me semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais m'envoler dans un autre monde.
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A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout. C'est là entre ces quatre murs, que j'ai lavé mes yeux, que je suis devenu un peintre.
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A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout.
Je plonge dans mes réflexions, je vole au-dessus du monde.
Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
La vie à Montmartre, c'était merveilleux! Je travaillais toute la nuit..
Dans la même œuvre
Tous ces peintres en bâtiment, les vieux à barbes, ainsi que leurs apprentis, se sont mis à copier mes vaches et mes chevaux. Et le jour du 25 octobre, par toute la ville, se balançaient mes bêtes multicolores, gonflées de révolution. Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. A les voir sourire, j'étais certain qu'ils me comprenaient. Les chefs, les communistes, semblaient moins satisfaits. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
Les ouvriers s'avançaient en chantant l'Internationale. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s'envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine ?
La terre qui avait nourri les racines de mon art était Vitebsk, mais mon art avait besoin de Paris comme un arbre à besoin d'eau.
A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout.
A Paris, je ne visitai ni académie, ni professeurs. Je les trouvais dans la ville même, à chaque pas, dans tout. C'étaient les commerçants du quartier, les garçons de café, les concierges, les paysans, les ouvriers. Autour d'eux planait cette étonnante lumière, liberté que je n'ai jamais vue ailleurs. La vie à Montmartre, c'était merveilleux! Je travaillais toute la nuit...