Votre oseille, j’préfère pas y toucher. Les chaussures qu’on trouve cirées devant la porte, les plum Audiard Michel

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Votre oseille, j’ préfère pas y toucher. Les chaussures qu’ on trouve cirées devant la porte, les plumards qui s’ font tous seuls, j’ connaissais pas tout ça et j’ m’ en passais très bien.
Mélodie en Sous-Sol (1963) d’Henri Verneuil
Citations de Michel Audiard
Michel Audiard

2 réponses à “Votre oseille, j’préfère pas y toucher. Les chaussures qu’on trouve cirées devant la porte, les plum Audiard Michel”

  1. Cochonfucius

    La Fontaine :

    Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme,
    Et reprenez vos cent écus.

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  2. Poésie

    Livre VIII, fable 2 : « Le savetier et le financier »

    La Fontaine1 Un Savetier chantait du matin jusqu’au soir ;
    C’était merveilles de le voir,
    Merveilles de l’ouïr ; il faisait des passages,
    Plus content qu’aucun des sept sages.
    5 Son voisin, au contraire, étant tout cousu d’or,
    Chantait peu, dormait moins encor ;
    C’était un homme de finance.
    Si sur le point du jour parfois il sommeillait,
    Le Savetier alors en chantant l’éveillait,
    10 Et le Financier se plaignait,
    Que les soins de la Providence
    N’eussent pas au marché fait vendre le dormir,
    Comme le manger et le boire.
    En son hôtelRiche demeure. il fait venir
    15 Le chanteur, et lui dit : Or çà, sire Grégoire,
    Que gagnez-vous par an ? — Par an ? Ma foi, Monsieur,
    Dit avec un ton de rieur,
    Le gaillardEnjoué. Savetier, ce n’est point ma manière
    De compter de la sorte ; et je n’entasse guère
    20 Un jour sur l’autre : il suffit qu’à la fin
    J’attrape le bout de l’année :
    Chaque jour amène son pain.
    — Eh bien ! que gagnez-vous, dites-moi, par journée ?
    — Tantôt plus, tantôt moins : le mal est que toujours ;
    25 (Et sans cela nos gains seraient assez honnêtes,)
    Le mal est que dans l’an s’entremêlent des jours
    Qu’il faut chômer ; on nous ruine en fêtes.
    L’une fait tort à l’autre ; et Monsieur le curé
    De quelque nouveau Saint charge toujours son prôneSermon..
    30 Le Financier, riant de sa naïveté,
    Lui dit : « Je vous veux mettre aujourd’hui sur le trône.
    Prenez ces cent écus : gardez-les avec soin,
    Pour vous en servir au besoin. »
    Le Savetier crut voir tout l’argent que la terre
    35 Avait, depuis plus de cent ans,
    Produit pour l’usage des gens.
    Il retourne chez lui ; dans sa cave il enserre
    L’argent et sa joie à la fois.
    Plus de chant : il perdit la voix
    40 Du moment qu’il gagna ce qui cause nos peines.
    Le sommeil quitta son logis,
    Il eut pour hôtes les soucis,
    Les soupçons, les alarmes vaines.
    Tout le jour il avait l’œil au guet ; et la nuit,
    45 Si quelque chat faisait du bruit,
    Le chat prenait l’argent. À la fin le pauvre homme
    S’en courut chez celui qu’il ne réveillait plus.
    Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme,
    Et reprenez vos cent écus.

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