Oublié de tous, condamné à ronger ma mémoire et mes os, j'ai gardé jour et nuit les chemins d'Ainielle sans permettre à personne d'approcher du village.
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Un silence immense occupait le village entier, il introduisait sa grande langue sale dans la pénombre des maisons, fourrageant dans la rouille de l'oubli et la poussière accumulée par les ans.
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J'ai toujours voulu mourir ainsi, comme un arbre assoupi, comme un tilleul envoûté, dans la paix de la nuit, par la lueur de la lune.
A dater de ce jour, la mémoire fut ma seule raison de vivre et mon unique décor.
Dans la même œuvre
Oublié de tous, condamné à ronger ma mémoire et mes os, j'ai gardé jour et nuit les chemins d'Ainielle sans permettre à personne d'approcher du village.
A dater de ce jour, la mémoire fut ma seule raison de vivre et mon unique décor.
J'ai toujours voulu mourir ainsi, comme un arbre assoupi, comme un tilleul envoûté, dans la paix de la nuit, par la lueur de la lune.