Trouver le faible de chacun. C’est l’art de manier les volontés et de faire venir les hommes à son b Gracián y Morales Baltasar

1 Commentaire

Trouver le faible de chacun. C’ est l’ art de manier les volontés et de faire venir les hommes à son but.
L’Homme de cour (1647)
Citations de Baltasar Gracián y Morales
Baltasar Gracián y Morales

Une réponse à “Trouver le faible de chacun. C’est l’art de manier les volontés et de faire venir les hommes à son b Gracián y Morales Baltasar”

  1. dicocitations

    Baltasar Gracián
    L’Homme de cour

    CCXL

    Savoir faire l’ignorant.

    Quelquefois le plus habile homme joue ce personnage ; et il y a des occasions où le meilleur savoir consiste à feindre de ne pas savoir. Il ne faut pas ignorer, mais bien en faire semblant. Il importe peu d’être habile avec les sots, et prudent avec les fous. Il faut parler à chacun selon son caractère. L’ignorant n’est pas celui qui le fait, mais celui qui s’y laisse attraper ; c’est celui qui l’est, et non pas celui qui le contrefait. L’unique moyen de se faire aimer est de revêtir la peau du plus simple des animaux.
    CCXLI

    Souffrir la raillerie, mais ne point railler.

    L’un est une espèce de galanterie ; l’autre une sorte d’engagement. Celui qui se démonte dans une réjouissance tient beaucoup de la bête, et en montre encore davantage. La raillerie excessive est divertissante ; qui la sait souffrir se fait passer pour un homme de grand fonds, au lieu que celui qui s’en pique provoque les autres à le piquer encore ; le mieux est de la laisser passer sans la relever. Les plus grandes vérités sont toujours venues des railleries ; rien ne demande plus de circonspection ni d’adresse. Avant que de commencer, il faut savoir jusqu’où peut aller la force d’esprit de celui avec qui l’on veut plaisanter.
    CCXLII

    Poursuivre sa pointe.

    Quelques-uns ne sont bons que pour commencer, et n’achèvent jamais rien. Ils inventent, mais ils ne continuent pas, tant ils ont l’esprit inconstant. Ils n’acquièrent jamais de réputation, parce qu’ils ne vont jamais jusqu’au bout ; avec eux, tout aboutit à demeurer court. En d’autres, cela vient de leur impatience, et c’est le défaut des Espagnols, comme la patience est la vertu des Flamands. Ceux-ci voient la fin des affaires, et les affaires voient la fin de ceux-là. Ils suent jusqu’à ce qu’ils vainquent la difficulté, et puis ils se contentent de l’avoir vaincue ; ils ne savent pas profiter de leur victoire ; ils montrent qu’ils le peuvent, mais qu’ils ne le veulent pas : mais enfin, c’est toujours un défaut, ou d’impossibilité, ou de légèreté. Si le dessein est bon, pourquoi ne le pas achever ? Et s’il est mauvais, pourquoi le commencer ? Que l’homme d’esprit tue donc son gibier, et que sa peine ne s’arrête pas à le faire lever.

    My recent post Le dicton du 08-12-2012

    Répondre

Laisser une réponse