Être parisien, ce n'est pas être né à Paris – c'est y renaître. Et ce n'est pas non plus y être – c'est en être. Et ce n'est pas non plus y vivre – c'est en vivre. Car on en vit – et l'on en meurt.

À lire aussi de Sacha Guitry

Germaine: Un geste de pitié ne vous tente donc pas? - Charles: J'ai de la pitié pour ceux qui en sont dignes! - Germaine: Le mérite n'est pas grand.
L'homme qui nous a eues vierges peut faire beaucoup pour nous, en bien ou en mal. Si le jour où on lui donne ça, on lui donne aussi sa confiance... on lui la donne pour longtemps... Si ce n'est pas pour toujours.
Tous les hommes de valeur : écrivains, savants, artistes, devraient publier chaque année non pas un livre d'eux, mais un livre de pensées, de pensées des autres qu'ils auraient choisies et qui seraient annuellement un portrait d'eux cent fois plus ressemblant qu'aucun autre. Car citer les pensées des autres, c'est souvent regretter de ne pas les avoir eues soi-même et c'est en prendre un peu la responsabilité !
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes: celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles qu'on paie. Ca peut très bien être la même. On commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
N'est pas cocu qui veut. - Et nous ne devons épouser que de très jolies femmes si nous voulons qu'un jour on nous en délivre.
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Dans la même œuvre

Être parisien, ce n'est pas être né à Paris, c'est y renaître.
Puis-je me permettre de citer ici un mot que Clemenceau m'a dit un jour: - - Je lis souvent dans les journaux des entrefilets sur vous qui sont bien venimeux. Comment cela se fait-il ? Vous ne demandez donc jamais de service à personne ?
Être de Paris ce n'est pas fatalement y avoir vu le jour — mais c'est y voir clair. Il y a beaucoup d'étrangers qui sont très parisiens — et tant de Parisiens qui sont un peu Province...