Tout l'art de tourner les phrases semble consister à leur faire dire exactement le contraire de ce qu'elles signifient.

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Enfermée seule, mon cher ami, Arlena Marshall aurait cessé d'exister. Elle ne pouvait vivre qu'entourée d'une cour d'admirateurs.
Mais un artiste, je le constate aujourd'hui, ne saurait se satisfaire de l'art. On ne peut nier chez lui le besoin légitime d'être reconnu.
C'est une erreur grossière que de croire qu'un homme affaibli physiquement est, du même fait, diminué intellectuellement. Il n'en est rien. La vieillesse affecte beaucoup moins le cerveau qu'on ne le pense généralement.
On n'a certe pas besoin de compagnie tous les jours, mais la solitude est quelque chose qui croît en vous, peut vous enserrer et vous étouffer comme le lierre.
Mais par nature et par déformation professionnelle, il ne faisait confiance à personne tant qu'il n'avait pas personnellement vérifié et établi la véracité de ce qu'on lui rapportait.
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Il y a entre le dit et l'écrit un abîme sans fond.
Un vieux philosophe français m'a dit un jour que la conversation est une invention humaine destinée à empêcher l'homme de penser. C'est aussi un moyen infaillible de découvrir ce qu'il cherche à cacher.
Je vois peut-être une montagne où il n'y a qu'une fourmilière.
Les mots, mademoiselle, ne sont jamais que l'enveloppe des idées.