Diotallevi se trouvait sur le seuil de sa pièce, et il faisait montre d'indulgence. L'indulgence de Diotallevi était toujours offensante, mais Belbo paraissait l'accepter, et précisément avec indulgence.
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Tous les grands écrivains sont des grands lecteurs de dictionnaires : ils nagent à travers les mots. On apprend en lisant, comme les peintres ont d'abord toujours copié leurs aînés.
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À lire aussi de Umberto Eco
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
J'ai une compréhension presque catholique, c'est-à-dire universelle, envers la bêtise du monde. Mais je répète à chaque fois : si tout le monde était intelligent, chacun serait professeur de sémiotique à l'université de Bologne !
... quand entre en jeu la possession des choses terrestres, il est difficile que les hommes raisonnent selon la justice.
Dans la même œuvre
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
La bêtise, c'est une question de cocktail : le bon Dieu n'avait pas beaucoup de temps pour faire son monde, la distribution fut incertaine et inégale. Le prix à payer pour avoir Einstein d'un côté, c'est d'avoir un imbécile de l'autre côté !
Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Ma ville, Alessandria, dans le Piémont, était pire que Londres, et mon enfance fut baignée de brouillard. Contrairement à tant d'automobilistes, je me trouve même à mon aise dans le brouillard sur l'autoroute ! Le brouillard, c'est ma madeleine à moi...