Tomber amoureux, c'est rendre du relief aux choses, s'incarner à nouveau dans l'épaisseur du monde, et le découvrir plus riche, plus dense que nous ne le soupçonnions.

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La liberté amoureuse est dure à assumer : surtout celle de l'autre.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ?
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
Le malheur n'est pas seulement le malheur: il est, pire encore, l'échec du bonheur.
Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui exposait ce qui l'attend?
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Dans la même œuvre

Ce que deux êtres se donnent de plus beau, ce n'est pas seulement leur corps, leurs plaisirs, leurs talents mutuels, c'est une histoire à nulle autre pareille qui les liera à jamais même s'ils doivent se quitter.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
La passion est peut-être vouée à l'infortune, c'est une infortune plus grande encore de n'être jamais passionné.
La rupture est la voie que leur amour a choisie pour se prolonger sans être importuné par la vie commune.
La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.