Ta hantise est de mourir sans avoir vécu, sans avoir pu apaiser ta soif, sans avoir rencontré ce que tu ne saurais dire mais qui te fait si douloureusement défaut.

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La vie, il me fallait la cueillir sur les lèvres et dans le regard de mes semblables.
Un jour, alors qu'on avait plus d'espoir de la trouver, la source est là, au bout du sentier. La voix parle clair. La semi-obscurité a fait place au jour. L'être sait de toute certitude qu'il a vaincu la peur. Qu'il n'a plus à chercher.
Qui est vrai, il ne peut le dire. Mais qui se tait par vérité, son silence ne dit rien.
Plus s'affinent mes perceptions de ce qui s'active en moi, et plus les mots me paraissent inaptes à rendre ce que j'ai à exprimer.
Oui, tu as honte. En permanence. Honte que les hommes soient si mesquins, si prompts à se déchirer, si peu enclins à préférer la concorde à la brouille. Et à l'idée que tu es constituée de la même pâte qu'eux, tu es emplie d'effroi.
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Oui, tu as honte. En permanence. Honte que les hommes soient si mesquins, si prompts à se déchirer, si peu enclins à préférer la concorde à la brouille. Et à l'idée que tu es constituée de la même pâte qu'eux, tu es emplie d'effroi.