La foi est une affaire intime. Et l'intime, par définition, n'est pas une question collective...
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Survit-on à la décision de tuer un père ?
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J'ai peur de ces choses immuables, comme la pluie, la nuit qui tombe, la mort après l'amour, l'enfer après la mort. S'il existe une éternité, c'est celle de la souffrance toujours répétée.
La joie est stupide. Elle s'offre facilement. C'est l'émotion la plus reconnaissable, donc la moins perfide. Elle fendille les visages avec la stupeur un peu niaise de se découvrir léger. Rien n'est plus angoissant qu'un être joyeux.
Croyez-vous vraiment qu'une place auprès de Dieu s'achète ? On vous trompe. On vous fait croire que le salut se vend comme une batterie de casseroles. Quel est ce Dieu qui alourdit les poches de l'Église ?
Les vrais fous, ce sont peut- être les esprits vertueux
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Dans les yeux de ma mère, je vois des choses qui me terrassent. Je vois d'immenses conquêtes, des maisons vides et des armures. Elle porte en elle une colère qui me condamne et m'oblige à être meilleur.
Voilà, Richard, pourquoi j'estime la foi et déteste la religion. La première grandit l'homme, la seconde l'affole
La foi est une affaire intime. Et l'intime, par définition, n'est pas une question collective...
Je l'ai vérifié bien des fois, il n'y a pas plus dangereux qu'un homme humilié. C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»
C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»