Sur cette question du bonheur de la répétition, j'ai aussi l'exemple de mon jeune chien. C'est un Welsh corgi, un chien très populaire dans les pays anglo-saxons. Un peu comme un renard... mais roux et blanc. Il peut aller rechercher la balle que je lui lance pendant trois heures avec une joie intacte. Pourquoi est-ce que moi, je m'amuse moins? Ce n'est pas seulement la taille du cerveau... Il y a aussi cette idée qu'il faut absolument que des choses nouvelles et merveilleuses vous arrivent. Ça donne à penser...

À lire aussi de Michel Houellebecq

Jamais je ne me suis senti de devoir, ni d'obligation, par rapport à la France, et le choix d'un pays de résidence a pour moi à peu près autant de résonance émotive que le choix d'un hôtel. Nous sommes de passage sur cette Terre, je l'ai maintenant parfaitement compris ; nous n'avons pas de racines, nous ne produisons pas de fruit. Notre mode d'existence, en résumé, est différent de celui des arbres. Cela dit j'aime beaucoup les arbres, je les aime même de plus en plus ; mais je n'en suis pas un. Nous serions plutôt des pierres, lancées dans le vide, et aussi libres qu'elles ; ou, si l'on tient absolument à voir les choses du bon côté, nous serions un peu comme des comètes.
... de nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l'impression d'être un raté.
Aucune société humaine n'a jamais été construite sur la rémunération du travail (…) L'argent allait à l'argent et accompagnait le pouvoir, tel était le dernier mot de l'organisation sociale.
Les hommes ne servent à rien, si ce n'est, à l'heure actuelle, à reproduire l'espèce.
Comment est-ce que vous voudriez rencontrer quelqu'un qui travaille pour Marianne ou Le Parisien sans être pris d'une envie de dégueuler immédiate? La presse est quand même d'une stupidité et d'un conformisme insupportables, vous ne trouvez pas?
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La religion la plus con, c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré !
L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition. Heureusement, il est condamné. D'une part, parce que Dieu n'existe pas, et que même si on est con, on finit par s'en rendre compte. A long terme, la vérité triomphe. D'autre part, l'Islam est miné de l'intérieur par le capitalisme. Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est qu'il triomphe rapidement. Le matérialisme est un moindre mal. Ses valeurs sont méprisables, mais quand même moins destructrices, moins cruelles que celles de l'islam.
Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré! La Bible, au moins, c'est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire... ce qui peut excuser beaucoup de choses. Du coup, j'ai une sympathie résiduelle pour le catholicisme, à cause de son aspect polythéiste. Et puis il y a toutes ces églises, ces vitraux, ces peintures, ces sculptures...
Et puis, c'est vrai, j'aime bien me foutre de la gueule de certains journaux... Au nom de quoi les journalistes de gauche peuvent-ils parler de politique, eux qui n'ont jamais rien produit? Ils ne savent rien faire, ils sont incapables de fabriquer une table. Leurs positions politiques sont non seulement ridicules mais agaçantes.
Quelqu'un qui prend une arme pour défendre une cause, quelle qu'elle soit, me paraît essentiellement méprisable. J'ai une grande admiration pour les Thaïs qui ont évité de se mêler de toutes les guerres qui les entouraient.