Souvent même c'est une fausse étymologie qui impose une graphie, ainsi, on a introduit un d dans notre mot poids, comme s'il venait du latin pondus, alors qu'en réalité il vient de pensum.

À lire aussi de Ferdinand de Saussure

L'étymologie ne se contente pas d'expliquer des mots isolés; elle fait l'histoire des familles de mots, de même qu'elle fait celle des éléments formatifs, préfixes, suffixes, etc.
Bien loin que l'objet précède le point de vue, on dirait que c'est le point de vue qui précède l'objet.
L'aperture influe sur l'implosion et l'explosion, en ce sens que la distinction des deux mouvements devient d'autant moins nette que l'aperture du son est grande.
C'est à la synchronie qu'appartient tout ce qu'on appelle la «grammaire générale»; car c'est seulement par les états de langue que s'établissent les différents rapports qui sont du ressort de la grammaire.
Si l'on veut démontrer que la loi admise dans une collectivité est une chose que l'on subit et non une règle librement consentie, c'est bien la langue qui en offre la preuve la plus éclatante.
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Dans la même œuvre

Quelle que soit la place de l'articulation, elle présente toujours une certaine aperture, c'est-à-dire un certain degré d'ouverture entre deux limites extrêmes qui sont: l'occlusion complète et l'ouverture maximale.
Le principe fondamental de l'arbitraire du signe n'empêche pas de distinguer dans chaque langue ce qui est radicalement arbitraire, c'est-à-dire immotivé, de ce qui ne l'est que relativement.
L'étymologie ne se contente pas d'expliquer des mots isolés; elle fait l'histoire des familles de mots, de même qu'elle fait celle des éléments formatifs, préfixes, suffixes, etc.
L'aperture influe sur l'implosion et l'explosion, en ce sens que la distinction des deux mouvements devient d'autant moins nette que l'aperture du son est grande.
La langue est une forme et non une substance.