Dans nos sociétés avancées, les vedettes qui distribuent leur photo se montrent généreuses et font plaisir aux admirateurs en leur offrant une partie d'elles-mêmes. Les vedettes et leurs admirateurs conçoivent la photo comme une forme sophistiquée de don. Une conception qu'ils partagent avec les primitifs. La puissance de la photographie et de la pensée sauvage n'a jamais été démentie.
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Si le battement d'aile d'un papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout de la planète, il vaudrait mieux se retenir et ne plus jamais éternuer.
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L'humanité n'a jamais profité des conseils d'experts en orientation professionnelle.
Comme si la parole ne suffisait plus aux hommes de peu de foi, il faut désormais le voir en photo pour le croire. On était certain, autrefois, parce que c'était écrit « noir sur blanc » dans un journal, on dit maintenant : « Je l'ai vu à la télévision. »
On arrive ainsi à mettre le doigt sur l'une des grandes distinctions fondamentales entre l'humain et l'animal. Plus important que l'intelligence, la parole, le rire et la conscience, c'est le fait que l'être humain se pense bon. Et l'on dira plus tard que c'était justement ce qui le rendait si dangereux.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
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On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants.
Car la fidélité est une machine à arrêter le temps. Elle a pour effet d'identifier clairement le durable et de distinguer, à travers tout le chaos de la vie quotidienne, ce qui pourra résister à tout. Ainsi on comprend pourquoi les humains ont inventé la notion d'éternité : pour se convaincre que la fidélité était pensable.