Se donner des raisons pour ne pas aimer, c'est pour un malade, se démontrer qu'il est misérable d'être malade. Il en est plus misérable, et aussi malade.

À lire aussi de Paul Bourget

Il faut vivre comme on pense, sans quoi l'on finira par penser comme on a vécu.
Vous ne savez pas parler au peuple. Vous lui prêchez la révolte, et il faut lui enseigner l'esprit de réforme, c'est-à-dire l'amélioration dans l'ordre.
Cet engagement, passé entre nous deux, nous l'avons tenu.
Plus on lutte contre un sentiment, plus on y pense, et y penser, c'est l'exaspérer.
La certitude qu'elle allait disparaître lui infligea ce serrement de la gorge, ce spasme de la poitrine qui décèlent le désarroi produit dans notre système nerveux par un choc trop intense.
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Dans la même œuvre

Le flirt, c'est l'aquarelle de l'amour.
Qu'est-ce que l'amour? N'entrons pas dans son essence. Entre parenthèses, n'entrons jamais dans les essences, puisqu'il n'y en a pas. ... L'amour, c'est, au point de la vue purement phénoménal, l'absorption de toutes les forces de l'âme.
La coquette spécule alors sur cette loi, que le flirt est un état d'équilibre instable, toujours à la veille d'une culbute d'un côté ou de l'autre.
Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant.
On n'est vraiment guéri d'une femme que lorsqu'on n'est plus même curieux de savoir avec qui elle vous oublie.