S'il y a un produit qui ne tarit pas sur cette terre, c'est les nouvelles, et s'il y a une soif qui ne s'étanche jamais, c'est la curiosité des hommes.

À lire aussi de Frédérique Audouin-Rouzeau, dite Fred Vargas

Les hommes passaient beaucoup de temps à essayer de se piquer le Rhin, ils l'avaient même coupé en deux. Couper de l'eau, il n'y a que les hommes pour inventer une foutaise pareille.
On arrive comme un seigneur du fin fond de la mémoire et on se fait jeter comme un manant dans le cul-de-basse-fosse du quotidien.
La connerie militaire et l'immensité des flots sont les deux seules choses qui peuvent donner une idée de l'infini.
L'horreur est une idée confuse. On peut etre horrible en ecrasant une mouche et magnifique en tuant un homme.
Si seulement le monde pouvait ressembler aux rêves des vieilles mamans.
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Dans la même œuvre

Depuis cinq semaines, le vieux type à la barbe blanche et robe rouge a envahi les murs, jovial et prometteur. Il est increvable, ce type. Il a pourtant la tête d'un gars qui a forcé toute sa vie sur le pinard. Mais rien à faire, inusable.
La solitude, l'errance, supportable et même parfois crânement portée le reste de l'année, paraît brusquement un infâme déshonneur. Noël jette l'opprobre sur les esseulés.
Entre le dérisoire et le grandiose, il n'y a même pas l'espace d'un ongle.
La frustration fait bouger le monde.
Aussi, si les gens ne faisaient pas toute une histoire avec Noël, il y aurait moins de tragédies. Ils sont déçus, les gens, forcément. Et ça fait des drames.