Rien n’est-il plus ennuyeux qu’une fixité, qu’une mode inamovible, qu’un almanach perpétuel. Borel Joseph Pierre Borel d’Hauterive, dit Pétrus

2 Commentaires

Rien n’ est-il plus ennuyeux qu’ une fixité, qu’ une mode inamovible, qu’ un almanach perpétuel.
Champavert, Contes immoraux (1833)
Citations de Joseph Pierre Borel d’Hauterive, dit Pétrus Borel
Joseph Pierre Borel d’Hauterive, dit Pétrus Borel

2 réponses à “Rien n’est-il plus ennuyeux qu’une fixité, qu’une mode inamovible, qu’un almanach perpétuel. Borel Joseph Pierre Borel d’Hauterive, dit Pétrus”

  1. Cochonfucius

    Aussi Adam s'ennuya-t-il au jardin, et s'arrangea pour s'en faire expulser.

    Répondre
  2. Poème d'amour

    Petrus Borel – Champavert : contes immoraux
    Eugène Renduel, 1833 (pp. 397-438).

    En outre, n’habites-tu pas les champs ? et les champs attachent à l’existence. En vérité, quoi de plus attrayant ! Là, des vaches ; là, une meule de foin ; là, un étang qui coasse ; là, des batteurs en grange ; là, une ânesse qui brait ; là, un margouillis qui clapote ; là, un champ de betteraves. Quoi de plus entraînant ? c’est un charme irrésistible, je le sens !… Une seule chose me plairait moins peut-être, la monotonie, la sempiternelle physionomie de la nature : toujours de la pluie et du soleil, du soleil et de la pluie ; toujours le printemps et l’automne, le chaud et la froidure ; toujours, à tout jamais. Rien n’est-il plus ennuyeux qu’une fixité, qu’une mode inamovible, qu’un almanach perpétuel. Tous les ans, des arbres verts et toujours des arbres verts ; Fontainebleau ! qui nous délivrera des arbres verts ? Que cela m’ébête !… Pourquoi, non plus de variété ? pourquoi les feuilles ne prendraient-elles pas tour à tour les couleurs de l’arc-en-ciel ? Fontainebleau ! que cette verdure est sotte !

    Répondre

Laisser une réponse