Œuvre

Splendeurs et Misères des courtisanes (1839-1847)

Faire arriver un homme médiocre ! c'est pour une femme, comme pour les rois, se donner le plaisir qui séduit tant les grands acteurs, et qui consiste à jouer cent fois une mauvaise pièce. C'est l'ivresse de l'égoïsme !
La plupart des hommes, comme les animaux, s'effraient et se rassurent avec des riens.
La solitude est la souffrance multipliées par l'infini.
Il est dans l'esprit du poète de préférer un supplice à un jugement.
Aucune puissance humaine, ni le roi, ni le garde des sceaux, ni le premier ministre ne peuvent empiéter sur le pouvoir d'un juge d'instruction, rien ne l'arrête, rien ne lui commande. C'est un souverain soumis uniquement à sa conscience et à la loi.
La loi est bonne, elle est nécessaire, l'exécution en est mauvaise, et les moeurs jugent les lois d'après la manière dont elles s'exécutent.