Ni robot, ni esclave.
Œuvre
Slogan de mai 1968.
Notre espoir ne peut venir que des sans-espoir.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
Nous refusons d'être H.L.M.isés, diplômés, recencés, endoctrinés, sarcellisés, sermonés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés.
Nous voulons les structures au service de l'homme et non pas l'homme au service des structures; avoir le plaisir de vivre et non plus le mal de vivre.
La nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi.
L'obéissance commence par la conscience et la conscience par la désobéissance.
O gentils messieurs de la politique, vous abritez derrière vos regards vitreux un monde en voie de destruction. Criez, criez, on ne saura jamais que vous avez été castrés.
On achète ton bonheur, vole-le!
On ne revendique rien, on prend.
Dieu, je vous soupçonne d'être un intellectuel de gauche.
Le discours est contre-révolutionnaire.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
L'économie est blessée, qu'elle crève!
Elections pièges à cons.
Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil.
L'ennemi du mouvement, c'est le scepticisme. Tout ce qui a été réalisé vient du dynamisme qui découle de la spontanéité.
L'ennui est contre-révolutionnaire.
Enragez-vous.
Est prolétaire celui qui n'a aucun pouvoir sur l'emploi de sa vie quotidienne et qui le sait.
Etes-vous des consommateurs ou bien des participants?
Etre libre en 1968, c'est participer.
Etre réactionnaire c'est justifier et accepter la réforme sans y faire fleurir la subversion.
Etre riche c'est se contenter de sa pauvreté?
L'état c'est chacun de nous.