Œuvre

Slogan de mai 1968.

Prenons la révolution au sérieux, mais ne nous prenons pas au sérieux.
Quand l'assemblée nationale devient un théâtre bourgeois, tous les théâtres bourgeois doivent devenir des assemblées nationales.
Quand le dernier des sociologues aura été étranglé avec les tripes du dernier bureaucrate, aurons-nous encore des «problêmes»?
Quand les gens s'aperçoivent qu'ils s'ennuient, ils cessent de s'ennuyer.
Que c'est triste d'aimer le fric.
Qu'est-ce qu'un maître, un dieu? L'un et l'autre sont une image du pêre et remplissent une fonction oppressive par définition.
Regarde-toi: nous t'attendons!
Regarde ton travail, le néant et la torture y participent.
Le respect se perd, n'allez pas le rechercher.
Si tu veux être heureux, pends ton propriétaire.
Si vous continuez à faire chier le monde, le monde va répliquer énergiquement.
Si vous pensez pour les autres, les autres penseront pour vous.
La société est une fleur carnivore.
Soyez salés, pas sucrés!
Soyons cruels.
Staliniens vos fils sont avec nous.
Les syndicats sont des bordels.
Toi, mon camarade, toi que j'ignorais derriêre les turbulences, toi jugulé, apeuré, asphyxié, viens, parle nous.
Tout acte de soumission à la force qui m'est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d'être enterré par les légitimes fossoyeurs de l'ordre.
Tout ce qui est discutable est à discuter.
Tout enseignant est enseigné. Tout enseigné est enseignant.
Tout le pouvoir aux conseils ouvriers (un enragé). Tout le pouvoir aux conseils enragés (un ouvrier).
Tout réformisme se caractérise par l'utopiste de sa stratégie et l'opportunisme de sa tactique.
Travailleur: tu as 25 ans mais ton syndicat est de l'autre siècle.
Voir Nanterre et vivre. Allez mourir à Naples avec le Club Méditerranée.