Qui s'attend à l'écuelle d'autrui, - Risque de rester sur son appétit.
Œuvre
Proverbe
Le mal d'autrui n'est que songe.
Il faut se prêter à autrui, - Et ne se donner qu'à soi.
L'avare crierait famine sur un tas deblé.
L'avare, pour vouloir dépenser peu, dépense le double.
Avare pour le son, prodigue pour la farine.
Quand tout les péchés sont vieux, - Avarice est encore jeune.
Il n'est chère que d'avaricieux.
Une poule aveugle peut quelquefois trouver son grain.
Ceux qui sont de notre avis, - Sont les vrais hommes d'esprit.
Année de vin, point d'avoine.
Il n'est si gentil mois d'avril, - Qui n'ait son chapel de grésil.
Avril le doux, - Quand il se fâche, le pire de tous.
Pluie d'avril remplit les greniers.
Tonnerre en avril, - Apprête les barils.
Avril fait la fleur, - Et mai s'en donne l'honneur.
En avril, nuée, - En mai, rosée.
Imprudence, babil, et sotte vanité, - Et vaine curiosité, - Ont ensemble étroit parentage; - Ce sont enfants tous d'un lignage.
Un bon bàilleur en fait bâiller deux.
Que chacun balaie devant sa porte, et les rues seront nettes.
Il n'est tel que balai neuf.
Cent ans bannière, - Cent ans civière.
N'aille an banquet, qui ne veut pas manger; - Ni sur la mer, qui a peur du danger; - Ni à la cour, qui dit tout ce qu'il pense; - Non plus au bal, qui n'aime pas la danse.
Barbe bien étuvée est à demi-rasée.
Torche ta barbe, et dis que t'as bu.