Œuvre
Physiologie du Mariage (1830)
L'amour physique est un besoin semblable à la faim, à cela près que l'homme mange toujours, et qu'en amour son appétit n'est pas aussi soutenu ni aussi régulier qu'en fait de table.
La vertu n'est peut-être que la politesse de l'âme.
L'ingratitude vient peut-être de l'impossibilité où l'on est de s'acquitter.
En amour, toute âme mise à part, la femme est comme une lyre, qui ne livre ses secrets qu'à celui qui en sait bien jouer.
L'homme se trouve seul avec son imagination, tandis que l'amour est la réunion de deux corps et de deux âmes.
Le mariage est une science.
L'amour est l'accord du besoin et du sentiment; et le bonheur, en mariage, résulte d'une parfaite entente des âmes entre les époux.
Un amant apprend à une femme tout ce qu'un mari lui a caché.
Ne commencez jamais un mariage par un viol.
Une femme honnête est essentiellement mariée.
Il existe un lien secret entre toutes les femmes, comme entre tous les prêtres d'une même religion. Elles se haïssent, mais elles se protègent.
En amour, toute âme mise à part, la femme est comme une lyre qui ne livre ses secrets qu'à celui qui en sait bien jouer.
Avoir sa belle-mère en province quand on demeure à Paris, et vice versa, est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent toujours trop rarement.
Fiez-vous un peu aux femmes quand il s'agit de juger un homme.
Celui qui a dit : Tout est vrai et tout est faux, a proclamé un fait que l'esprit humain naturellement sophistique interprète à sa manière ; car il semble vraiment que les choses humaines aient autant de facettes qu'il y a d'esprits qui les considèrent.
L'amour ne révèle ses plaisirs qu'à ceux qui confondent leurs pensées, leurs fortunes, leurs sentiments, leurs âmes, leurs vies.
Unissez une belle intelligence à une intelligence manquée, vous préparez un malheur ; car il faut que l'équilibre se retrouve en tout.
Ce qu 'il y a de plus beau dans la vie, c'est les illusions de la vie.
Ce qu'il y a de plus respectable, c'est nos croyances les plus futiles.
Le genre humain n'est pas placé, socialement parlant, entre le bien et le mal, mais entre le mal et le pire.