Œuvre

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je fais mon boulot, je suis un showman. Et puis ça me fait marrer, la provoc'. Ca fait des turbulences, ça m'empêche de me faire chier, chier dans la vie.
La provocation prête un pouvoir de commandement. Elle ordonne le duel, la répulsion, la révolte, mais aussi les alliances et les amitiés. Parfois elle met au garde-à-vous, à part quelques mercenaires en rupture de bang.
Je suis d'un genre trop relax. Si je ne suis pas agressif, dans le sens abstrait, je m'éteindrai, je n'aurai plus de dynamique.
L'agressivité est mon moteur; il y en a qui écrivent d'une écriture de professeur de lycée, moi j'aime casser des plumes et faire des pâtés.
Pour moi, l'amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L'amour doit être quelque chose de glauque et de caché. Caché des autres.
Quand on a comme moi l'âme pliée en foetus, on a besoin de provoquer pour la dégourdir.
La provocation est ma manière à moi de faire un travelling avant. Un seul arrêt image et je me flingue. Fondu au noir.
Doit-on dire un Noir ou un homme de couleur? Tout ceci n'est pas clair.
L'amour physique est sans issue. C'est la chanson la plus morale que j'ai jamais écrite.
Les femmes? Les petites, je les saute, les grandes, je les grimpe.
Quand on n'a pas ce qu'on aime, il faut aimer ce qu'on a.
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ca cache un vide absolu, je suis sous vide. Je serai fusillé d'une balle rouillée et mourrai du tétanos.
Sur ma tombe je veux que l'on rédige cette épitaphe : Ci-gît le renégat de l'absolu. Dernière consigne : ne m'enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe !
Toutes les femmes sont à prendre - Enfin - Y'en a qui peuvent attendre.