Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n'est que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute.
Vérité au-deçà des Pyrénées , erreur au-delà.
L'homme est intelligent à ce qu'il se sait ignorant.
Ils triomphent à montrer là-dessus la folie du monde.
L'homme est à lui-même le plus prodigieux objet de la nature. Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même.
Les pensées pures qui le rendraient heureux, s'il pouvait toujours les soutenir, le fatiguent et l'abattent.
Vous laisserez votre nom en abomination à mes élus.
Notre intelligence tient dans l'ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l'étendue de la nature.
Nous sommes composés de deux natures oposées et de divers genre, d'âme et de corps. Car il est impossible que la partie qui raisonne en nous soit autre que spirituelle ...
Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours.
Nos sens n'aperçoivent rien d'extrême.
Les sens abusent la raison par de fausses apparences.
Tout le malheur des hommes vient du fait qu'ils ne savent pas rester au calme dans une chambre.
On ne veut être assujetti qu'à la raison ou à la justice.
Nous avons beau enfler nos conceptions, au delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur et on trouve un homme.
On est bien aise d'avoir à rendre ce témoignage d'amitié, et à s'attirer la réputation de tendresse sans rien donner.
Il n'est pas permis d'attribuer à l'Ecriture les sens qu'elle ne nous a pas révélé qu'elle a.
Plus ils marquent de faiblesse en ma personne, plus ils autorisent ma cause.
Il faut que le monde soit bien aveugle s'il vous croit.
Si l'homme n'avait jamais été que corrompu, il n'aurait aucune idée ni de la vérité, ni de la béatitude.
Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale.
Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir.
On ne veut pas que j'honore un homme vêtu de brocatelle et suivi de sept ou huit laquais!
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître; car en obéissant à l'un on est malheureux, et en déobéissant à l'autre on est un sot.