Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s'adonner à la philosophie, et quand est vieux, il ne faut se lasser d'en poursuivre l'étude. Car personne ne peut soutenir qu'il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l'âme.
Il faut donc consacrer ses soins à ce qui produit le bonheur, tant il est vrai que, lorsqu'il est présent, nous avons tout, et que, lorsqu'il est absent, nous faisons tout pour l'avoir.
Le soin de bien vivre et celui de bien mourir ne font qu'un.
Tout bien - et tout mal - est dans la sensation ; or la mort est privation de sensation. La mort n'est rien par rapport à nous puisque, quand nous sommes, la mort n'est pas là et, quand la mort est là, nous ne sommes plus.