Œuvre

Le comte de Monte-Cristo (1845-1846)

Les coeurs les plus corrompus ne peuvent croire au mal qu'en le faisant reposer sur un intérêt quelconque : le mal inutile et sans cause répugne comme une anomalie.
Quand on veut obtenir quelque chose de l'amour-propre d'un homme, il faut sauver à l'amour-propre de cet homme jusqu'à l'apparence de la souffrance.
Nul n'est friand des loges qui ne coûtent rien comme un millionnaire.
La mort est, selon le soin que nous prenons de nous mettre bien ou mal avec elle, ou une amie qui nous berce aussi doucement qu'une nourrice, ou une ennemie qui nous arrache violemment l'âme du corps.
La joie fait quelquefois un effet étrange, elle oppresse comme la douleur.
En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n'y a pas d'hommes, mais des idées pas de sentiments, mais des intérêts en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout.
Quand notre monde sera rendu maître de toutes les forces destructives de la nature pour les faire servir au bien être général de l'humanité...
Chose étrange ! a continué le roi avec un mouvement d'humeur, la police croit avoir tout dit lorsqu'elle a dit : un meurtre a été commis, et tout fait lorsqu'elle a ajouté : on est sur la trace des coupables.
Mon père est fier, monsieur, et, eût-il manqué de tout, je doute qu'il eût demandé quelque chose à qui que ce soit au monde, excepté à Dieu.
Il faut le malheur pour creuser certaines mines mystérieuses cachées dans l'intelligence humaine.
Et il se mit à rire de son côté, mais comme rient les Anglais, c'est à dire du bout des dents.
Celui-là seul qui a éprouvé l’extrême infortune est apte à ressentir l’extrême félicité.
il n’y a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison d’un état à un autre, voilà tout. Celui-là seul qui a éprouvé l’extrême infortune est apte à ressentir l’extrême félicité.
Il faut avoir voulu mourir, Maximilien, pour savoir combien il est bon de vivre.
Vivez donc et soyez heureux, enfants chéris de mon coeur, et n’oubliez jamais que, jusqu’au jour où Dieu daignera dévoiler l’avenir à l’homme, toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : « Attendre et espérer ! »