Œuvre

Faust (1806)

A tant faire que d'aimer, j'aime à avoir quelque chose à déshabiller.
Tout alentour - Portez l'amour! - Le coeur se pâme. - Verbe de l'âme, - Ether de flamme, - Partout le jour!
Au saint empire - Des firmaments, - L'amour n'attire - Que les aimants!
Ah! ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon coeur contre ton coeur et confondre mon âme dans la tienne!
L'amour est patiente, elle est douce et bienfaisante; l'amour n'est point envieuse; elle n'est point tumultueuse et précipitée, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle n'est point dédaigneuse, et ne cherche point ses propres intérêts.
Nous sommes accoutumés à ce que les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre, à ce que le bon et le beau, qui souvent leur sont nuisibles, les fassent murmurer; mais faut-il que le chien grogne à leur exemple?
Et pourtant la mort n'est jamais un hôte très bien venu.
Qui veut reconnaître et détruire un être vivant commence par en chasser l'âme: alors il en a entre les mains toutes les parties.
On ne peut pas toujours se passer de l'étranger; les bonnes choses sont souvent si loin! Un bon Allemand ne peut souffrir les Français, mais pourtant il boit leurs vins très volontiers.
Grise, mon ami, est toute théorie, - Mais vert est l'arbre d'or de la vie.
Tu es bien jeune, mais tu n'as pas encore l'habitude, et tu conduis mal tes affaires : je te le dis en confidence ; tu es déjà une catin, sois-le donc convenablement.
L'esprit me secourt enfin ! Je suis tout à coup inspiré et j'écris consolé : Au commencement était l'action !
Toute théorie est sèche, et l'arbre précieux de la vie est fleuri.
La jeunesse elle-même, pourvu qu'on lui fasse confiance, atteint, avant qu'on s'en soit aperçu, le niveau des hommes faits.
La nature ne se laisse point dévoiler, et il n'est ni levier ni machine qui puisse la contraindre à faire voir à mon esprit ce qu'elle a résolu de lui cacher.
Qui peut penser une idée sotte ou sage que le monde avant lui n'ait déjà pensée ?
Mon parcours d'épouvante m'apporte une récompense bienheureuse, quel néant impénétrable était pour moi le monde !
L'homme croit d'ordinaire, quand il entend des mots, qu'ils doivent absolument contenir une pensée.
Croyez-vous qu'on vous donne de l'or et des richesses ? Pour vous autres, dans ce jeu, même des jetons seraient de trop. Nigauds que vous êtesa ! Une jolie apparence, et vous voudriez que ce soit la plate vérité.
Leurs tilleuls, je les voudrais pour ma résidence, ces quelques arbres qui ne sont pas à moi, me gâchent la possession du monde.
Je me donnerais volontiers au diable, si je ne l'étais moi-même.
A la fin, les élèves n'en font qu'à leur tête, comme s'ils n'avaient jamais reçu d'éducation.
Ma mie, vous comprenez mal les temps ce qui est fait est fait. Fournissez-vous de nouveautés, il n'y a plus que les nouveautés qui nous attirent.