Œuvre
Eugénie Grandet (1833)
L'ironie est le fond du caractère de la Providence.
Tout pouvoir humain est composé de patience et de temps.
La pâture des avares se compose d'argent et de dédain.
Il faut de l'argent pour être heureux. Sans argent bernique.
Le deuil est dans le coeur et non dans les habits.
Dans les grandes circonstances de la vie, notre âme s'attache fortement aux lieux où les plaisirs et les chagrins fondent sur nous.
La vie de l'avare est un constant exercice de la puissance humaine mise au service de la personnalité. Il ne s'appuie que sur deux sentiments : l'amour-propre et l'intérêt.
Imposer autrui, n'est-ce pas faire acte de pouvoir, se donner perpétuellement le droit de mépriser ceux qui, trop faibles, se laissent ici-bas dévorer ?
Eugénie, grande et forte, n'avait rien de joli qui plaît aux masses, mais elle était belle de cette beauté si facile à méconnaître, et dont s'éprennent les seulement les artistes.
Dans la vie morale, aussi bien que dans la vie physique, il existe une aspiration et une respiration : l'âme a besoin d'aborder les sentiments d'une autre âme, de les assimiler pour les lui restituer plus riches.
Il n'allait jamais chez personne, ne voulait ni recevoir ni donner à dîner ; il ne faisait jamais de bruit, et semblait économiser tout, même le mouvement.