Œuvre

Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008)

Qu'est-ce qui fait rugir les quarantièmes?
Qu'a fait de mal la pelouse pour qu'on l'interdise?
Pour un trèfle à quatre feuilles, la chance c'est quand personne ne le trouve.
L'arbre du jardin d'Eden aurait dû être un pêcher.
Le pépiement des passereaux intime au jour l'ordre de se lever.
Araignée: huit pattes de trop.
Planter une croix en haut d'une montagne, c'est croire que la montagne ne suffit pas.
Au bivouac, on regarde un feu de bois comme s'il allait nous dire quelque chose.
Si l'homme était un loup pour l'homme, il laisserait le loup tranquille.
Le miroir, meilleur ami de l'homme.
La toile: pensée de l'araignée dont elle ne perd jamais le fil.
Les carottes prouvent qu'il ne suffit pas de faire l'autruche pour échapper à l'appétit de l'homme.
Un fleuve libertin: son lit connaît l'affluence.
L'avalanche: mauvais penchant de la montagne.
Chaque oiseau choisit sa branche à l'université des arbres.
Sous la pluie, la poule mouillée est celle qui a eu le courgae de ne pas aller s'abriter.
A chaque naissance de baleine, la mer fait une vague.
Un cadavre est pesant du poids de ses regrets.
Pétrole: énergie que le temps met à notre disposition pour nous affranchir de l'espace.
L'homme est l'esclave du café noir: chaque matin, coup de fouet.
Chasseur: vandale qui détruit les oeuvres de Pan.
Il y a des influences intellectuelles semblables aux méduses: corps mou mais longs tentacules.
Les oiseaux chantent parce qu'ils sont heureux.
Un soldat meurt en criant «maman»: il s'acquitte par son dernier mot de sa première vision.
Le rouge de la viande me monte au front quand je pense à la vache.