Après tout, le temps, l'histoire, la tradition et la civilisation ne font qu'un. Perdre la continuité du temps, c'est perdre quelque chose que l'on ne peut remplacer.
❧
Quelle chose étrange ! Cette admirable civilisation, dès qu'ils l'eurent édifiée, les hommes n'ont eu qu'un rêve : la fuir.
◆
À lire aussi de George Rippey Stewart
L'allumette vivait non pas quand elle était enfermé dans la boîte, mais seulement quand elle brûlait. Et elle ne pouvait brûler toujours. Il en est ainsi pour les hommes et les femmes. On ne peut vivre en niant la vie.
Oui, un homme qui se croit chargé d'une mission divine n'est pas loin de se prendre pour Dieu lui-même et sombre alors dans la folie.
Pas plus que l'homme, la création de l'homme ne durerait éternellement.
Entre le rêve et la réalisation s'interpose le hasard.
Dans la même œuvre
Les malheurs attendus n'arrivent jamais; c'est du côté où l'on ne regarde pas que tombe la tuile.
Tel est l'esprit de contradiction des hommes. L'occasion se présente et on n'ose la saisir. Quand elle est perdue, on la regrette.
L'allumette vivait non pas quand elle était enfermé dans la boîte, mais seulement quand elle brûlait. Et elle ne pouvait brûler toujours. Il en est ainsi pour les hommes et les femmes. On ne peut vivre en niant la vie.
Après tout, le temps, l'histoire, la tradition et la civilisation ne font qu'un. Perdre la continuité du temps, c'est perdre quelque chose que l'on ne peut remplacer.
Les lois biologiques sont formelles : chaque espèce doit compter une quantité minimum de représentants au-dessous de ce nombre, elle est irrémédiablement condamnée.