Quelle angoisse quand je sens, quel malaise quand je pense, quelle inutilité quand je veux.

À lire aussi de Fernando Pessoa

La vie est un mal digne d'être savouré.
Les grands artistes se consacrent avec une telle assiduité et une telle application à l'étude des matériaux, dont ils auront à se servir, qu'ils semblent plutôt des savants de ce qu'ils imaginent, que des apprentis de leur imagination.
Mieux vaut voir une chose toujours pour la première fois que la connaître, - Parce que connaître c'est comme n'avoir jamais vu pour la première fois, - Et n'avoir jamais vu pour la première fois c'est ne savoir que par ouï-dire.
Je ne suis rien. Je ne serai jamais rien. Je ne peux vouloir être rien. A part ça, je porte en moi tous les rêves du monde.
J'ai fait naufrage sans la moindre tempête, dans une mer où j'avais pied.
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Dans la même œuvre

La vie est ce que nous en faisons. Les voyages ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n'est pas fait de ce que nous voyons mais de ce que nous sommes.
Ecrire, en fin de compte, est une fuite et un refuge.
J'ai fait naufrage sans la moindre tempête, dans une mer où j'avais pied.
Nous recherchons tous quelque chose par ambition mais, ou bien nous ne réalisons pas cette ambition, et nous voilà pauvres, ou bien nous croyons la réaliser, et nous voilà tout à la fois riches et fous.
Les animaux ne savent pas ce qu'ils font : ils naissent, grandissent, vivent et meurent sans pensée, sans réflexion, sans véritable avenir. Mais combien d'hommes vivent différemment des animaux ?