Quand une femme a des ambitions (mondaines, intellectuelles, ou professionnelles comme aujourd'hui) et les moyens de les satisfaire, elle est infiniment moins tentée que d'autres d'investir son temps et son énergie dans l'élevage de ses enfants.

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L'amour maternel est infiniment complexe et imparfait. Loin d'être un instinct, il faut plutôt un petit miracle pour que cet amour soit tel qu'on nous le décrit.
Nous prenons acte de la naissance d'une irréductible volonté féminine de partager l'univers et les enfants avec les hommes.
Comme le dit Theodor W. Adorno, seul celui-là nous aime auprès duquel on peut se montrer faible sans provoquer la force.
Aliénant et culpabilisant pour les femmes, le mythe de l'instinct maternel se révèle ravageur pour les enfants, et en particulier pour les fils.
Le pauvre bébé, malgré lui, tient sa mère prisonnière: la mère est au service des besoins de son enfant, elle doit se plier à ses horaires, il trône parfois dans le lit conjugal.
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Au lieu d'instinct, ne vaudrait-il pas mieux parler d'une fabuleuse pression sociale pour que la femme ne puisse s'accomplir que dans la maternité?
La femme pouvant être mère, on en a déduit qu'elle devait l'être... et ne trouver son bonheur que dans la maternité.
Le moteur essentiel qui a poussé les femmes à reprendre en charge leurs enfants, c'est tout simplement leur volonté de puisssance.
Nous prenons acte de la naissance d'une irréductible volonté féminine de partager l'univers et les enfants avec les hommes.