Quand nous écrivons des programmes qui «apprennent», ce qui arrive c’est que nous apprenons, et eux Perlis Alan Jay

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Quand nous écrivons des programmes qui «apprennent», ce qui arrive c’ est que nous apprenons, et eux pas.
Epigrams on Programming (1982)
Citations de Alan Jay Perlis
Alan Jay Perlis

2 réponses à “Quand nous écrivons des programmes qui «apprennent», ce qui arrive c’est que nous apprenons, et eux Perlis Alan Jay”

  1. dicocitations

    BENDA Julien (1867-1956)

    En somme trois soins : concrétiser, économiser, musicaliser.

    La présentation des grands sujets sous le jour de l’intime me semble une des choses les plus savoureuses de l’art littéraire.

    J’ai récrit chacun de mes ouvrages environ six fois. Mais, dès la troisième fois, je me persuade que ma rédaction est définitive, et travaille alors avec grand entrain.

    L’émotion d’art n’a pas pour base la sensation. Elle a pour base une idée : d’équilibre, de convenance, d’ordonnancement, de perfection ; idée qui cause, chez quelques êtres singuliers, une émotion spéciale : l’émotion d’art.

    Pour les poètes capables de sincérité et de désintéressement, il y a un accent qu’ils donneront dans leur première œuvre et ne retrouveront jamais plus si, cette œuvre ayant fait fortune, ils savent désormais qu’ils chantent avec les yeux du monde fixés sur eux.

    L’homme qui refuse de choisir parce que tout le séduit invoque souvent sa "nature artistique". Comme si un Dante, un Wagner, un Rodin n’avaient pas su choisir, prendre un parti et renoncer les autres. Cet homme confond "être artiste" et "être un artiste", ce qui en est souvent le contraire.

    Il existe deux sortes d’écrivains, et qui répondent à des besoins de l’espèce profondément distincts ; les uns écrivent parce que certains humains ont le besoin de créer de belles formes, de beaux rythmes, des symboles éternels ; les autres écrivent parce que toutes les époques ont le besoin de s’exprimer.

    L’œuvre d’art naît d'une soif de dominer. L’ordre qu’elle insère au-dedans d’elle-même est un moyen d’accroître la domination de l’artiste, de s’assurer contre l’extérieur qui veut la ramener au néant, comme il veut y ramener toute chose. C’est un acte essentiellement militaire. Il veut aussi imposer sa domination sur sa propre personne.

    C’est pour moi un des grands signes de l’impuissance moderne de dire : "j’écris mes livres sans ordre ; parce que, si j’ordonnais mon émotion, je la perdrais." C’est tout simplement escamoter le vrai problème de l’art, qui est précisement de l’ordonner sans la perdre. Mieux, de l’intensifier par l’ordre qu’on y insère.

    BERNANOS Georges (1888-1948)

    Pour valoir quelque chose, il faut d’abord savoir ce que l’on vaut.

    C’est lorsqu’il y a trop à dire qu’il faut s’efforcer d’être le plus court possible.

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  2. dicocitations

    BLUM Léon (1872-1950)

    Toute beauté est une difficulté vaincue.

    Quelle stérilité ! la pire de toutes : bavarde, abondante !..

    Cette maîtrise de facture qui permet de rester toujours en deçà de son sujet.

    Un sentiment n’appartient vraiment qu’à celui qui en donna la traduction la plus belle.

    Un écrivain, un penseur ne doit jamais avoir d’influence personnelle. Sinon il cesse d’être un penseur ou un artiste ; il est un apôtre.

    Je mourrai fier de n’avoir jamais déposé dans le monde une pensée qui ne fut entièrement la mienne, et une vérité que je n’ai conçue de toute mon âme comme ma vérité.

    Il y a un danger pour les jeunes gens. Ils trouvent en entrant dans la vie trop d’idées éparses autour d’eux, et leur vanité les porte aisément à croire qu’elles leur appartiennent alors qu’elles appartiennent à leur époque.

    Des phrases courtes, sans adjectifs, avec tout l’effort du sens porté sur le verbe ; des phrases bien séparées, limitées par des haies solides de points, qui ne se déduisent pas, mais se succèdent, avec des pauses inégales.

    Le flot débordant des fausses vocations et la foule des jeunes gens attirés à l’art comme vers une profession plus flatteuse, plus facile, et où le travail le plus médiocre récolte souvent le plus gros salaire.

    Le scrupule, le don du travail, la connaissance approfondie et l’amour de la langue, la patience de regarder et de penser jusqu’à ce que l’idée ait obtenu sa forme juste. C’est cette patience récompensée qui s’appelle l’inspiration.

    Cette vigueur brève, ramassée, elliptique, comme le corps tendu d’un athlète athénien : des phrases émondées et saillantes où il ne subsiste rien d’inutile, où tout est ramené aux liaisons grammaticales les plus simples, des termes d’une propriété extraordinaire qui montrent l’idée concentrée et comme bombée sous les mots.

    Le public, trop nombreux à la fois et trop indulgent, montre une faveur qui étonne à des écrivains lourds, diffus ou même incorrects. Les classiques, qui n’ont jamais écrit à la ligne, leur eussent appris à conserver, dans les écarts de la plus large fantaisie, quelque modération, à relire chaque ligne, à peser scrupuleusement les phrases incertaines. La correction n’exclut pas la hardiesse ; mais la nouveauté n’exclut pas la mesure et le goût.

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