Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe; mais quan Veuillot Louis

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Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe; mais quand je suis le plus fort, je vous l’ ôte, parce que tel est le mien.
Conversation avec Augustin Cochin.
Citations de Louis Veuillot
Louis Veuillot

2 réponses à “Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe; mais quan Veuillot Louis”

  1. La fausse citation de Louis Veuillot « Le bêtisier de l'athéisme

    […] seulement des argumentaires athées ou laïcards, mais aussi des recueils de citations (exemple :  ici ou là), voire des sites de réinformation (ex : l’agence2presse de Polémia…) […]

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  2. dicocitations

    Maxime que Montalembert prêtait jadis à Louis Veuillot : "Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté, parce que c'est votre principe ; mais quand je suis le plus fort, je vous l'ôte …

    Fausse citation de Louis Veuillot

    En effet , il s'agit d'une maxime que l'on trouve dans Oeuvres de M. le comte de Montalembert: Oeuvres polémiques et diverses, 1-2 – Par Charles Forbes Montalembert (comte de) , P 534
    ou Le Correspondant: Volume 40 – Page 652

    Le National rivalisait, en 1847, avec le Constitutionnel, en dénonciations et en invectives. Et cependant, en 1848, quand le National s'est trouvé le maître de la France, et dans le désarroi général des autorités et des lois, personne n'a rien pu ett personne n'a rien tenté contre vous, tant vous étiez forts de votre fidélité au droit, a la liberté, à la justice commune.

    Qui oserait, je ne dis pas affirmer, mais même supposer, qu'il en sera de même lorsque la France rouvrira la carrière à la Révolution?

    Aujourd'hui vous êtes non-seulement désarmés, mais vous êtes enchaînés d'avance par l'adhésion que vous avez donnée, ou laissé donner en votre nom, aux moyens qui seront employés contre vous. Vous avez perdu et sacrifié volontairement le terrain où vous avez vaincu et où vous étiez invincibles. Vous avez applaudi a ceux qui ont déclaré que « le bras séculier des gendarmes était de beaucoup le meilleur défenseur de la liberté de conscience; » a ceux qui, dans un accès d'insolent égoïsme, répondaient aux doléances des parlementaires et des républicains : Quant à nous, nous sommes suffisamment libres! Vous avez applaudi à ceux qui ont publiquement professé que la liberté de parler et d'écrire devait être refusée a ceux qui ne se confessent point? Vous avez laissé dire, par une assimilation sacrilège, que la législation actuelle sur la presse était précisément celle de l'Eglise, l'avertissement et la suppression.

    Vous savez maintenant ce que valent les libertés restreintes a ceux qui se confessent, et déclarées suffisantes par ceux qui comptaient en faire le privilège de leur outrecuidance. Quand vous serez avertis et quand vous serez supprimés, qui voulez-vous qui vous plaigne, qui vous défende ou même qui vous comprenne? Personne ; car personne, en France, n'admettra la légitimité de cette théorie cynique, pratiquée et justifiée par vos oracles, et qui se réduit a dire: Quand je suis le plus faible, je vous demande la liberté, parce que c'est votre principe; mais quand je suis le plus fort, je vous l'ôte, parce que c'est le mien.

    Soutenir un tel système, même quand on n'a pas d'antécédents, cela semble déjà passablement effronté. Mais le voir arboré par des mêmes hommes qui, il y a dix ans, professaient, applaudissaient et propageaient la doctrine contraire : voilà ce qui soulève le cœur!

    A la suite de cet article, le Correspondant reçut l'avertissement suivant: « L'an mil huit cent cinquante-sept, le vingt-neuf avril, à six heures et demie de relevée.

    « Nous, Charles-Gabriel Nusse, commissaire de police de la ville de Paris,

    « Avons notifié à M. Douniol, gérant du journal le Correspondant et à M. de Montalembert, signataire d'un article intitulé : De l'Appel comme d'abu$, contenu dans le numéro de ce journal du 25 avril 1857,

    « Dans les bureaux dudit journal, situés rue de Tournon, n° 29, en parlant à M. Douniol,

    « L'avertissement dont la teneur suit:

    « Le Ministre secrétaire d'État de l'intérieur,

    « Vu l'art. 32 du décret organique sur la presse, du 17 février 1852; « Vu le piemier avertissement donné au journal le Correspondant le 6 février 1857;

    « Vu l'article publié par ce journal dans son numéro du 25 avril 1857, intitulé : De l'Appel comme d'abus;

    « Considérant que cet article contient une excitation au mépris des lois et tend à semer la discorde entre l'État et l'Église;

    « Sur la proposition du directeur général de la sûreté publique, « Arrête:

    « Art. 1". Un avertissement est donné au Correspondant dans la personne de M. Charles Douniol, gérant, et de M. de Montalembert, signataire de l'article.

    « Art. 2. Le Préfet de police est chargé de l'exécution du présent arrêté. « Paris, le 29 avril 1857.

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