Pour neutraliser les radiations, on vous avait donné une pleine valise de vodka.

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Ce sont toujours les victimes qui restent pour témoigner. Les bourreaux, se taisent, ils s'évaporent dans la nature, ils sombrent dans un gouffre invisible. Ils n'ont pas de nom, pas de voix. Ils disparaissent sans laisser de trace. Nous ne savons rien d'eux.
Juste du pain et des jeux ! C'est ça la plus grande découverte du XXe siècle. La réponse à tous les grands humanistes. Et aux rêveurs du Kremlin. Mais nous, ma génération... Nous avions des projets grandioses. Nous rêvions de la révolution mondiale. Nous allions construire un monde nouveau, nous allions rendre tout le monde heureux. Nous avions l'impression que c'était possible, j'y croyais sincèrement !
Le peuple ? Le peuple, ce qu'il attend, ce sont des choses simples. Des montagnes de pain d'épice. Et un tsar !
Un homme sans patrie est un rossignol sans jardin.
Chez nous les gens sont bons mais le peuple est mauvais.
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Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé, qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination.
Avez-vous entendu parler des hibakushi de Hiroshima ? Les survivants de l'explosion. IIs ne peuvent se marier qu'entre eux. On n'en parle pas, chez nous. On n'écrit rien à ce sujet. Mais nous existons, nous autres, les hibakushi de Tchernobyl.