Ecrire est ouvrir une porte dans l'espace. Et le remplir.
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Partir, c'est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c'est peut-être ressusciter. Voyage de plusieurs années, de quelques jours, de quelques heures. Le vrai voyageur c'est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière.
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Partir, c'est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c'est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c'est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière.
Quand nous saurons que nous conduisons des révolutions par notre seule puissance d'être, nous pourrons nous permettre des scrupules - mais alors à quoi bon les scrupules puisque c'est du fond du monde que montent nos actes les plus répréhensibles?
Le vrai voyageur regarde là où l'oeil porte, mais regarde. Il bat là où le coeur bat mais attentif, et il écoute. Il palpite au présent. Il avance en spirallant.
Le suicide n'est ni une question de lâcheté ni une question de courage. Ce n'est même pas une question. Ce n'est même pas un problème. C'est un acte. Naître c'est se suicider. Nous nous suicidons tous.
Dans la même œuvre
Le vrai voyageur regarde là où l'oeil porte, mais regarde. Il bat là où le coeur bat mais attentif, et il écoute. Il palpite au présent. Il avance en spirallant.
Tous les jours de la semaine se ressemblent. Sauf le dimanche: le rythme est plus lent, on récure les corps et les esprits.
Partir, c'est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c'est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c'est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière.