Parallèlement à ma fondation, si je m'occupe de personnes dans le besoin, âgées, malades, ou simplement seules, c'est dans un cadre plus personnel. Il est vrai que personne ne le sait.

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Rester passionnée et active m'empêche de me ramollir et d'être victime de cette oisiveté dont souffrent et meurent beaucoup de retraités.
L'amitié a été la racine solide de ma vie un peu éparpillée. J'ai eu des amis extraordinaires qui, au fil du temps, ont hélas disparu. Il ne m'en reste que très peu.
L'émancipation des femmes je n'y suis pour rien, j'ai vécu comme j'en avais envie et je continue, mais je suis à la fois libre et dépendante de l'homme que j'aime.
Ah ! j'en aurai dit, des vertes et des pas mûres, en soixante-cinq ans de vie publique ! J'en ai fait pousser des cris d'orfraie aux bien-pensants, aux adeptes de la langue de bois ! Mais je ne regrette aucune de mes déclarations ni aucune pique.
Je préfère les rôles sexy. Je serai une actrice « sérieuse » quand je serai plus vieille.
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Dans la même œuvre

Ma première vie laissait place à la seconde. Ce jour-là, sans préparation aucune et alors qu'on me tendait le micro, je sortis cette phrase restée dans les annales : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux »
Ce livre, ces Larmes de combat, serait donc mon legs. Ce texte testamentaire portera à jamais ma conviction, mon abattement et mes espérances. .. . En cette Sainte-Brigitte, j'ai donc compris qu'un jour, pas si lointain peut-être, là où je serai, je sentirai ce souffle de vie pour lequel j'ai lutté toute mon existence. Un souffle vivifiant, puissant et novateur. Un souffle invincible venir de celles et de ceux qui parviendront à ouvrir à jamais les grilles de ce monde immenses de rêves et de douleurs muettes qu'est l'animalité. Mon passage sur terre n'aura donc pas été vain. Et mon âme sera enfin en paix.
Ce qui me fait peur, c'est de faire partie des humains. On m'a souvent reproché de mépriser ces derniers, en vérité ce sont les humains tournés vers eux-mêmes que je n'estime pas, les esprits étriqués, les Narcisse et les arrogants.
Je ne fais pas partie de l'espèce humaine. Je ne veux pas en faire partie. Je me sens différente, presque anormale. Aussi longtemps que l'animal sera considérée comme une espèce inférieure, qu'on lui infligera toutes sortes de maux et de souffrance, qu'on le tuera pour nos besoins, nos loisirs et nos plaisirs, je ne ferai pas partie de cette race insolente et sanguinaire.
Avec le recul, je me rends compte que ce choix de m'occuper des animaux va plus loin qu'une direction donnée à ma vie, c'est une mission, celle d'aider l'autre et mon prochain animal. .. Le symbole de mon combat reste les bébés phoques. Je suis mondialement connu pour cette photographie prise en 1977 sur la banquise avec un “ blanchon ”.